Wasaga Beach n’a pas toujours été synonyme de plaisir et de loisirs
Pensez à Wasaga Beach et vous imaginerez des plages sablonneuses sans fin, de l’eau bleue peu profonde, des dunes et des châteaux de sable et des parties volley-ball, mais penseriez-vous à des batailles navales, à des uniformes rouges ou à des goélettes coulées? Dans quelques années, ces images et ces histoires pourraient lentement se faire une place auprès des images plus courantes que nous avons de Wasaga. Pourquoi? Parce qu’un tout nouveau centre d’accueil devrait accueillir le public dès 2012, juste à temps pour souligner le bicentenaire de la guerre de 1812.
Mais cette histoire commence il y a longtemps. Pendant la guerre de 1812, le HMS Nancy, goélette de commerce armée par les Britanniques, a été attaquée et coulée près de l’embouchure de la rivière Nottawasaga par les armées américaines. Avec le temps, le courant de la rivière a déposé de la vase et du sable autour la coque, formant ainsi une île. En 1928, la coque a été renflouée et déposée sur l’île, et le Nancy Museum était officiellement ouvert pour commémorer cet épisode de la guerre de 1812.
Avance rapide jusqu’à aujourd’hui : seule une vieille casemate indique l’entrée de cet important site historique. Pour faire en sorte que Nancy Island et le parc provincial Wasaga Beach soient toujours vus un site historique national important et durable, Parcs Ontario y construit un nouveau centre d’accueil.
Ce nouveau centre d’accueil, quoique de dimensions modestes, introduira non seulement les visiteurs au site historique de Nancy Island et à la guerre de 1812, mais servira aussi de centre d’interprétation des richesses naturelles et culturelles du parc provincial Wasaga Beach. Ce centre permettra de faire connaître un parc provincial unique, dont la totalité de la superficie est incluse dans une ville où le tourisme est reconnu comme une importante activité économique.
Le nouveau centre d’accueil de 3 000 pieds carrés est conçu à l’interne par l’architecte de Parcs Ontario, Matthew Harvey. Matthew a créé un thème nautique, ornant l’édifice de mâts, de hublots authentiques et d’une claire-voie « marche des veuves ». Ses couleurs, rouge pour le parement et noir et blanc pour les éléments de finition, rappellent l’uniforme des soldats britanniques de la guerre de 1812.
Dans sa conception de nombreuses caractéristiques de l’édifice, Matthew, architecte certifié LEED, a su respecter et les principes LEED et les valeurs de Parcs Ontario avec, notamment :
- Des fenêtres à châssis mobile et des fenêtres à claire-voie laissant entrer la lumière naturelle dans la salle d’exposition principale, jumelées à des systèmes de captage de la lumière naturelle contrôlés électroniquement;
- Des détecteurs de mouvement, un éclairage à diodes et des dispositifs d’éclairage à faible consommation d’énergie;
- Un revêtement de sol en linoléum composé de matériaux renouvelables comme l’huile de lin, le liège et la jute;
- Un toit à faible émissivité en métal galvanisé avec joints debout;
- Des plantes indigènes d’entretien facile pour l’aménagement extérieur, et
- Des niveaux élevés d’isolation.
La fin des travaux de construction du centre d’accueil devrait coïncider avec le bicentenaire de la guerre de 1812. De nouvelles expositions d’interprétation commémorant la guerre rehausseront aussi les célébrations du bicentenaire et les 200 ans de paix entre le Canada et les États-Unis.
Eildon Hall : Le luxe du 19e siècle en plein cœur de la nature canadienne
Le réseau de Parcs Ontario est composé de plus de 300 parcs provinciaux, dont la superficie totale couvre jusqu’à 9 % de la masse terrestre de la province, superficie plus grande que celle de toute la Nouvelle-Écosse. La plupart des visiteurs savent que Parcs Ontario s’efforce de protéger notre environnement naturel. Mais qu’en est-il de notre patrimoine culturel? Les visiteurs sont moins nombreux à savoir que Parcs Ontario gère aussi de nombreuses richesses culturelles.
Mais qu’elles sont ces richesses culturelles? Elles sont composées de toute richesse ou caractéristique d’importance archéologique, historique ou traditionnelle, allant d’édifices à des découvertes archéologiques en passant par des preuves de déplacements ou d’habitations.
Le parc provincial Sibbald Point met en vedette un des meilleurs liens entre l’Ontario d’aujourd’hui et la vie coloniale du 19e siècle : Eildon Hall.
Une visite à Eildon Hall et à sa propriété de 500 acres donne un aperçu de la vie de Susan Mein Sibbald, dame de bonne famille qui a apporté le luxe des vieux pays jusqu’au cœur de la nature canadienne. Arrivée au Canada en 1835 après avoir appris que ses fils vivaient peut-être au-dessus d’une taverne, Mme Sibbald n’a pas perdu de temps à trouver et à acheter une charmante maison coloniale sur les rives du lac Simcoe. Nommant la propriété « Eildon Hall », d’après le nom de la propriété familiale dans les Eildon Hills, en Écosse, Mme Sibbald s’est rapidement mise à l’œuvre pour transformer la maison en un manoir et une ferme distingués.
Une promenade dans le parc révèle plusieurs secrets, comme...
Les haies et les arbres : Nombre d’arbres qui ornent aujourd’hui la propriété ont été plantés il y a près de 150 ans, notamment un frêne d’Europe pleureur qui avait été apporté d’Italie en 1895, par le fils de Mme Sibbald, dans un pot à fleurs.
La Grange : Utilisée comme hôtel privé, elle a abrité, parmi ses résidents les plus connus, le célèbre écrivain canadien Stephen Leacock, qui a immortalisé la vie à Eildon Hall dans son autobiographie, The Boy I Left Behind.
L’église St. George – Nommée bien patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario, l’église a été construite par les fils de Mme Sibbald en la mémoire de leur mère, décédée en 1866. Elle abrite la fenêtre « Simcoe », remarquable vitrail peint à la main, créé et donné par trois filles artistes de John Graves Simcoe.
Eildon Hall – Témoignage de la bonne éducation de Mme Sibbald, le manoir a déjà compté six chambres à l’étage; une remise pour voitures à chevaux surmontée d’un beffroi et comprenant la résidence des serviteurs; une laiterie; une galerie; un parloir; une grande cuisine; un bureau contenant une timonerie; une serre en verre de style jardin d’hiver; un poulailler pour paons et une collection unique d’œuvres et d’objets d’art et de meubles. Eildon Hall renferme toujours de nombreux trésors accumulés par les membres de la famille Sibbald à l’occasion de leurs voyages.
Eildon Hall fera partie des sites de Portes ouvertes Georgina, le 11 septembre 2010.
Les épreuves d’Étienne Brûlé - 400 ans plus tard
Samuel de Champlain l’appelait « …mon fiston… », et il était vu comme un élément indispensable aux débuts de la traite des fourrures. Mais, pour Étienne Brûlé, la fascinante liberté associée au mode de vie des autochtones était plus forte que les devoirs échéant à un ambassadeur français au Nouveau Monde.
Enveloppée de mystère et perdue dans le temps, la chronique complète de la vie d’Étienne Brûlé ne sera jamais tout à fait connue. Ce que nous savons à partir de mentions par des parties tierces et des références historiques, c’est qu’Étienne Brûlé devrait être beaucoup mieux connu qu’il ne l’est aujourd’hui. Si l’on en croit ces sources, Brûlé pourrait être considéré comme le premier coureur des bois, le premier Européen à avoir vu tous les Grands Lacs et le premier interprète français-huron. Le problème avec Brûlé, c’est que son esprit d’indépendance et son courage l’ont quelque peu mis dans l’eau chaude.
Étienne Brûlé est arrivé au Canada un peu avant 1610. En effet, c’est en 1610 qu’« un jeune qui avait déjà passé deux hivers à Québec » a demandé à Champlain la permission de vivre avec les Algonquins afin de pouvoir apprendre leur langue. Champlain a exaucé les souhaits de Brûlé, lequel devenait ainsi le premier Européen à entreprendre une telle aventure. Un an plus tard, en 1611, Brûlé retourne voir Champlain pour lui dire que la vie et l’apprentissage chez les Algonquins avaient représenté pour lui une expérience très positive.
Par la suite, Brûlé disparaît des chroniques pendant quatre ans; on croit qu’il est retourné vivre chez les autochtones, en pays huron. Pendant cette période, et dans l’année précédente, il aurait été le premier Européen à avoir exploré la région et entrepris le long voyage sur les rivières des Outaouais, Mattawa et des Français jusqu’à la baie Georgienne.
En 1615, Brûlé accompagne une délégation huronne, partie chercher des appuis militaires pour Champlain, aux prises contre les Iroquois dans des escarmouches. Ce voyage de trois ans permet à Brûlé de devenir le premier Européen à voir le lac Ontario. Il se rend aussi jusqu’à la baie de Chesapeake, laquelle se jette dans l’océan Atlantique. Au retour, il est capturé par les Iroquois, décrochant ainsi le triste rôle de premier Européen à faire l’expérience de leurs techniques de torture. Grâce à des promesses de largesses ou à un miracle des cieux – seul Brûlé pourrait le dire – il est finalement relâché et retourne en pays huron.
Il a entrepris de nombreuses autres expéditions, notamment un voyage homérique jusqu’au lac Supérieur, et peut-être même tout autour de ce lac. Toutefois, le temps passant et Brûlé continuant à vivre à la mode autochtone, le respect que lui portaient Champlain et les missionnaires commence à s’étioler. Selon eux, Brûlé a choisi de vivre dans la débauche, péché qui ne pouvait être facilement pardonné. Pour comble de malheur, Brûlé est critiqué pour avoir continué à faciliter le commerce des fourrures après la prise de la Nouvelle-France par les Anglais plutôt que de retourner en France. C’est pourquoi Champlain l’a accusé de trahison et n’a jamais voulu le revoir.
La mort de Brûlé est encore plus mystérieuse que sa vie. Il a en effet été tué après avoir vécu 20 ans parmi les Hurons. Sa mort a toujours alimenté les conjectures : la cause a-t-elle été une dispute commerciale, une histoire d’amour ou quelqu’autre raison inconnue? Ce qui est su, c’est que les événements ou les circonstances de sa mort ont été si graves qu’on croit que le meurtre de Brûlé « leur (les Hurons) a apporté la malédiction ». Des épidémies, des apparitions et autres épreuves ont suivi, et la nation de l’ours, avec laquelle il avait vécu en Huronie, a déserté son village et s’est dispersée.
Le courage et la curiosité dont Étienne Brûlé a fait preuve dans sa jeunesse lui ont permis de réaliser de nombreuses choses, mais, malheureusement, son attitude indépendante aura en définitive précipité sa fin. L’année 2010 marque le 400e anniversaire de l’arrivée de Brûlé au Canada. Nos parcs provinciaux comprennent de nombreux endroits qui nous sont précieux et qui ont été explorés par cet homme remarquable.
L’orange se met au vert – Faites un dépôt avec le Dépôt orange
Les parcs de l’Ontario sont parmi nos plus grandes richesses naturelles et culturelles. Nous les apprécions aujourd`hui et nous voulons qu`ils soient durables et sains pour les générations à venir. C’est ici que le programme Dépôt Orange de l’Intendance environnementale de l’Ontario entre en jeu. Les bonbonnes de propane et autres liquides sous pression sont potentiellement explosifs. Si vous avez des bonbonnes de propane, bouteilles à gaz ou bidons de tailles diverses, ne les laissez jamais sur place - et ne les mettez pas jamais dans les bacs de recyclage ou dans les poubelles, même s’ils sont vides. Joignez-vous au virage vert de Parcs Ontario en faisant un dépôt – le Dépôt orange.
Lorsque vous apportez vos contenants vides à une zone officielle de dépôt, nous nous assurerons qu’is seront recyclés ou transformés en de nouveaux matériaux. C’est facile et gratuit. Visitez le makethedrop.ca et entrez votre code postal pour trouver la zone de dépôt le plus près. Pour notre environnement, pour nos enfants et pour nous tous, c’est le temps de faire un dépôt!
Vous voulez en savoir davantage sur nos solutions aux 3 R (réduire, réutiliser, recycler)? Cet été, nous offrons aux collectivités de l’Ontario notre programme éducatif portant sur le Dépôt orange. Observez-nous ou consultez notre liste à les événements à venir. Vous pouvez aussi visiter le Maison Virtuelle pour en savoir davantage sur les objets que vous pouvez recycler dans votre maison et où vous pouvez les déposer dans votre collectivité. Suivez-nous sur YouTube et Twitter pour en savoir davantage sur les activités dans votre collectivité, les collectes spéciales et les visites éducatives ainsi que sur nos vidéos et renseignements les plus récents.
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