Parc en vedette : Le parc Massasauga
Le parc provincial Massasauga attire des visiteurs de partout au monde qui veulent se laisser séduire par le paysage du Bouclier canadien, la pêche à l’eau douce, les promenades en canot, les randonnées pédestres et le camping à la belle étoile. Situé sur la côte est de la baie Georgienne, au sud de Parry Sound, ce parc englobe plus de 13 000 hectares d’îles balayées par le vent, de presqu’îles rocheuses, de terrains boisés situés sur le « continent » et de lacs intérieurs. C’est un paysage idyllique de style « Groupe des sept », rempli de pins noueux, appelés aussi pins clairs, enracinés dans des monticules de granit rose mis en relief contre les panoramas de la baie Georgienne, évocateurs de la mer et contenant plusieurs lacs intérieurs paisibles, y compris le lac Spider et le lac Clear.
Le parc Massasauga offre une variété d’expériences à l’aviron sur les eaux passablement tranquilles des lacs intérieurs jusqu’aux eaux abritées entourant les nombreuses îles de la baie Georgienne et jusqu’aux aventures occasionnelles en mer libre. Le parc offre des emplacements de camping qui sont accessibles uniquement par voie d’eau. Il y a un petit nombre de terrains du côté nord du parc qui conviennent parfaitement aux personnes en quête de solitude. Pour s’y rendre, on doit faire de multiples portages, ce qui représente un niveau de défi plus prononcé mais qui en vaut vraiment la peine.
Envisagez de faire des randonnées pédestres au parc Massasauga. Le parc inclut de nombreuses possibilités de randonnées pédestres, entre autres, le célèbre sentier d’interprétation Wreck Island. Seulement 1,5 km de longueur, ce sentier accidenté met en évidence les effets dramatiques de la glaciation sur le paysage terrestre. Ces impressionnantes roches contournées en spirale et pliées qui longent le sentier témoignent des formidables forces géologiques qui ont façonné la physionomie de l’île.
Le parc Massasauga se dénote non seulement pour son paysage terrestre frappant mais aussi pour sa faune. Le parc est la demeure par excellence de la seule espèce de lézard en Ontario, le scinque pentaligne. C’est aussi l’un des derniers habitats privilégiés du crotale massassauga de l’Est –– une espèce de serpent à sonnette en péril.
À proximité et au naturel
- Parry Sound – Centre Bobby Orr et 30 000 croisières sur les îles
- La 13e Réserve de biosphère du Canada – les quelques 30 000 îles de la côte est de la baie Georgienne proposent la navigation de plaisance, les randonnées pédestres et le kayak.
- Village de chalets et de bungalows charmants : Bala, Port Carling et Rosseau
Préparatifs printaniers
Quelle distance puis-je parcourir ?
L’une des principales questions posées lors de la planification préliminaire d’une excursion de canot en territoire intérieur est la distance qu’on peut parcourir par jour. C’est aussi très difficile d’y trouver une réponse convenable car il y a trop de variables. En règle générale, un canot à deux peut parcourir de 2 à 6 kilomètres / heure, à savoir, 12 à 24 kilomètres / jour, compte tenu de plusieurs facteurs tels que le courant de la rivière, la vélocité du vent sifflant sur le lac et, pardessus tout, le nombre et la longueur de portages requis. Le portage prend en moyenne une vingtaine de minutes par 1 000 mètres (1 kilomètre). C’est toujours plus expéditif quand un seul trajet à travers la route de portage suffit, mais généralement le voyageur a besoin de faire deux trajets, ce qui équivaut à trois fois le même parcours. Lorsqu’il s’agit de transporter des bagages, on peut prévoir d’être incommodé pendant au moins une quarantaine de minutes avant de pouvoir faire une courte halte. D’habitude, quand les voyageurs transportent le canot sur le dos, ils arrêtent toutes les vingt minutes pour une pause de cinq minutes avant de poursuivre leur chemin.
Quelles quantités de carburant dois-je apporter ?
La quantité de carburant requise dépend d’un grand nombre de variables comme le type de carburant, la température d’air, le vent, le design du brise-vent, la puissance thermique maximale du poêle (BTU), même le genre de chaudrons et de poêlons que vous utilisez. Bref, le meilleur moyen de calculer votre consommation de carburant est de prévoir quarante minutes de cuisson par jour pour la préparation du souper et vingt minutes de cuisson pour un petit déjeuner chaud le matin. Présumons que vous planifiez une excursion de cinq jours. Il faut alors prévoir la préparation de quatre soupers (deux heures, quarante minutes de temps de combustion) et quatre petits déjeuners (une heure, dix minutes). À cela, ajoutons une heure de plus pour quelques bonnes soupes chaudes le midi ou si une vague de froid vous prend par surprise et consomme votre supplément en carburant. Or, par mesure de prudence, vous devez prévoir cinq heures de carburant pour un séjour de cinq jours. Si votre poêle utilise l’essence de bateau à moteur, s’il consomme rapidement l’essence et chauffe beaucoup comme c’est le cas avec les modèles MSR avec pompe / bouteille de carburant, vous consommerez alors une bouteille d’un litre tous les trois jours, ce qui veut dire que, par mesure de prudence, il vous faudrait deux litres pour cinq jours. Si votre poêle au butane ou au propane fonctionne avec des récipients pressurisés, deux devraient vous suffire de justesse.
Route d'excursion : Excursions en canot après le grand dégel
L’une des périodes les plus magiques de l’année pour pratiquer le canotage, le kayak ou les randonnées pédestres à l’intérieur des parcs de l’Ontario est le moment qui suit immédiatement le dégel des lacs et tout juste avant la prolifération des mouches noires – qui chercheront à se nourrir de votre sang. C’est un moment de célébration où les campeurs peuvent oublier la monotonie hivernale, c’est-à-dire avant qu’ils ne se rendent compte que les insectes sont souvent problématiques lors des sorties. Si vous vous habillez de façon appropriée, les excursions au grand air au tout début du printemps peuvent être bien agréables.
Quel meilleur endroit y a-t-il pour vos excursions du printemps sinon au point culminant de l’Ontario? Le chaînon Ishpatina Ridge de la région Témagami est reconnu comme le plus haut sommet de la province. On croyait auparavant que la montagne Tip Top du parc provincial Pukaskwa était la cime de l’Ontario mais en 1967 on a décidé que c’était la montagne Ogidaki qui longe également la côte du lac Supérieur. Ce n’est qu’en 1970 que le chaînon Ishpatina a été couronné « le plus haut sommet de l’Ontario ». Malgré cette affirmation, certains experts prétendent que la montagne Maple de la région Témagami est le plus haut sommet de la province. C’est vrai que la montagne Maple dépasse de 40 mètres le chaînon Ishpatina, mais ce constat est basé sur son élévation au-dessus du lac le plus proche. Par contre, Ishpatina emporte sur Maple de 56 mètres à cause de son élévation au-dessus du niveau marin.
Vous aimeriez vivre une grande aventure printanière au « sommet » de l'Ontario ? Que diriez-vous d'une excursion dans le parc provincial Lady Evelyn-Smoothwater ? Le niveau des eaux de bon nombre des petits cours d'eau de ce parc de 72 000 hectares, classé dans la catégorie des « parcs naturels », est plus élevé au printemps. Pour descendre en canot les rapides de la rivière Lady Evelyn, il est préférable d'y aller au printemps. Cela vaut aussi pour la rivière Makobe, dont le niveau des eaux est élevé au printemps, grâce à la fonte des neiges, mais souvent bas plus tard dans la saison. Les cours d'eau du parc Lady Evelyn-Smoothwater risquent d'être inaccessibles plus tard dans la saison. Mieux vaut donc les explorer à ce moment-ci de l'année.
Il s’agit de connaître le moment où le dégel des lacs du nord aura lieu, surtout si vous habitez le sud de l’Ontario. La réponse est fort simple – informez-vous en ligne en consultant les sites Web appropriés. Un très grand nombre de sites Web mentionnent le dégel des lacs dans des forums de discussion comme www.myccr.com ou www.algonquinadventures.com ou présentent des vidéoclips / photos illustrant les lacs qui vous invitent à réaliser vos rêves d’aventures en canot comme www.ottertooth.com, http://algonquinoutfitters.blogspot.com. Certains sites Web comme www.canoelake.ca/iceout/ ou www.cottagelife.com proposent même des concours « ice-out » au moment du dégel des lacs. Pourquoi ne pas venir vous amuser, voire réclamer votre titre comme premier campeur de la nouvelle saison ?
Au coeur des parcs de l'Ontario : Après vous, Sire Serpent!
« L’un des aspects uniques de la fonction du naturaliste du parc Killbear est de répondre aux alertes aux serpents à sonnette », affirme Kenton Otterbein, naturaliste du parc provincial Killbear.
Depuis 1995, des recherches ont été effectuées dans le parc pour repérer et noter l’emplacement des populations des crotales massassauga de Killbear. Les visiteurs au parc font partie intégrante de cette recherche puisque tous les campeurs et tout le personnel sont priés d’avertir immédiatement les naturalistes du parc s’ils perçoivent un serpent à sonnette sur un chemin du parc ou dans une aire de camping. Aussitôt un groupe de naturalistes répondent à l’appel, armés d’un crochet à serpents et d’une taie d’oreiller. Si le serpent est encore présent, les naturalistes le captureront, lui implanteront une micropuce, prendront sa photo, le mesureront et doteront une partie de la sonnette du serpent d’une peinture rose – la couleur préférentielle en 2008. Les naturalistes ne s’intéressent pas autant à la beauté esthétique des serpents qu’à l’enregistrement de leurs comportements et à leur protection des êtres humains. Cette information sert à déterminer les parties du chemin où les serpents à sonnette sont le plus exposés au danger de se faire écraser en traversant la route. Entre 2007 et 2008, le parc a installé 668 mètres de barrière le long du chemin principal pour essayer d’empêcher les serpents de traverser. Jusqu’à présent, cette stratégie semble efficace car depuis deux ans le nombre de serpents tués le long du chemin cloisonné a diminué.
De conclure Kenton : « Les visiteurs et les voisins nous appuient fortement et manifestent beaucoup d’intérêt à l’égard de nos initiatives. Par conséquent, l’image du serpent à sonnette s’est de beaucoup améliorée au cours des vingt dernières années grâce à l’équipe Massasauga Recovery Team chargée du rétablissement des serpents massassauga». Pour venir en aide aux serpents à sonnette, l’organisme The Friends of Killbear ont lancé une collecte de fonds de 50 000 $ pour la construction d’un écopassage qui permettra aux serpents de traverser sans danger le chemin réservé à l’usage quotidien.
Faits sur les morsures de serpents
Dans son expérience, Kenton a eu à répondre à des foules de questions sur les morsures de serpent. Il nous présente sommairement les faits suivants pour aider à démystifier notre image des serpents à sonnette :
- Le crotale massasauga est l’unique espèce de serpents venimeux de l’Ontario et l’étendue de son habitat est relativement restreinte. La péninsule Bruce et la côte est de la baie Georgienne sont les deux principales régions où l’on peut trouver des serpents à sonnette.
- Le nombre moyen de morsure de serpents dans toute la province de l’Ontario se chiffre à environ 3 par année avec un intervalle de 0 à 9.
- Seulement deux personnes sont décédées suite à une morsure de serpent en Ontario et le dernier cas remonte à environ 50 ans. Aucune des deux victimes ne s’est présentée aux soins médicaux.
- Grâce au sérum antivenimeux moderne, la probabilité qu’une morsure de crotale massasauga soit fatale est presque négligeable.
- Les serpents à sonnette ne peuvent attaquer qu’à une distance équivalant à un tiers de l’étendue de leur corps. Comme les serpents à sonnette mesurent rarement plus que 90 cm de longueur, si vous leur donnez une marge de manœuvre de 1 à 2 mètres, vous devriez en sortir indemne.
- Les souris sont la proie recherchée des serpents à sonnettes. Les serpents à sonnette ont des crochets qui ne sont pas très grands. Or, le venin injecté dans la souris la tue assez rapidement mais chez les êtres humains qui sont des centaines de fois plus grands qu’une souris, le venin se diffuse.
- Depuis l’ouverture du parc Killbear en 1960, il y a eu seulement un cas documenté de morsure de serpent chez un visiteur. Après un séjour de 24 heures à l’hôpital, la dame a reçu son congé sans effets secondaires. Des milliers de visiteurs fréquentent annuellement le parc en toute quiétude.