Parc en vedette : Le parc Grundy Lake
Le Parc provincial Grundy Lake répond à tous les critères. Il est situé suffisamment loin des centres urbains pour éviter l’achalandage des fins de semaine tout en étant assez proche pour épargner à vos jeunes l’ennui des longues excursions en voiture. Il suffit d’avoir vu le film Madagascar 2 ou quelques épisodes de la série télévisée Scooby-Doo ou Scoubidou pour vous donner le goût de mobiliser toute la famille vers une aire de camping sauvage sous de vastes voûtes forestières composées de pins et d’épinettes. Le choix des terrains de camping est excellent au Grundy Lake; tous sont bien entretenus et aménagés pour accommoder soit des tentes, soit des roulottes.
Les sentiers de randonnées pédestres sont époustouflants. Le parc propose trois principaux sentiers en boucle qui varient de 2 à 4 kilomètres de longueur, vous permettant ainsi d’apprécier les panoramas spectaculaires des beautés naturelles de la région, entre autres, les roches stériles du bouclier de l’âge précambrien, les ruisseaux paisibles, les forêts denses, les étangs de castor et les vibrants sols marécageux (véritable « roquerie » ou site de nidification du majestueux Grand héron). Selon les habitués du Grundy Lake, la tradition veut qu’au terme d’une longue promenade à pied, les randonneurs se baignent à la belle étoile près de la grande Roche, située du côté est du Grundy Lake, entre les terrains de camping de White Pine et Red Maple.
Le grand avantage du Parc provincial du Grundy Lake est que l’accès en bateau à moteur est interdit sur la demi-douzaine de lacs qui couvrent son vaste territoire, ce qui en revanche vous permettra de vous promener en canot ou en kayak et de faire de la pêche. L’aviron sur le Grundy Lake, le lac Gurd et le lac Gut est une activité quotidienne bien populaire. Toutefois, le nec plus ultra du Grundy Lake est son arrière-pays. Dix emplacements intérieurs ont été ajoutés au lacs Grundy, Gurd, Beaver et Pakeshkag. C’est une occasion idéale pour les familles désireuses de faire des trajets en canot ou en kayak à l’intérieur du parc pour pouvoir faire une expérience de camping plus primitive, sans l’encombrement des foules, tout en demeurant à proximité des services du parc (douches, laverie, bois de chauffage, programmes éducatifs sur le patrimoine naturel) qui ne sont qu’à quelques coups de rame de distance.
Et les jours de pluie, pourquoi ne pas vous rendre au Centre d’information de la Rivière des Français à 15 minutes de voiture au nord du Grundy Lake ou à Sudbury à quelques 60 kilomètres au nord pour visiter le Centre Science Nord ?
À proximité et au naturel
- La 13e Réserve de biosphère du Canada – les quelques 30 000 îles de la côte est de la baie Georgienne proposent la navigation de plaisance, les randonnées pédestres et le kayak.
- Centre d’information de la Rivière des Français
- Ville de Sudbury – option idéale pour une journée de pluie : occasion de visiter les centres Science Nord ou Terre dynamique.
Préparatifs printaniers
On espère que votre tente n’était pas humide au moment où vous l’avez rangée à la fin de la saison. La plupart des dommages aux tentes surviennent lorsque l’utilisateur omet de laisser sécher sa tente à son retour de voyage. Une tente peut recevoir des torrents de pluie pendant plusieurs jours sans produire de moisissures. Toutefois, le moment qu’une tente mouillée est remisée dans un placard pendant trois à quatre jours, il prend l’aspect d’un morceau de fromage moisi, tombé dans l’oubli sur le comptoir depuis un mois.
Si votre tente n’a pas de moisissures, vous êtes alors bien parti pour préparer la nouvelle saison. D’abord, imperméabilisez les coutures de votre tente en y appliquant un scellant (Thompson’s Water Seal ou un produit similaire est très efficace). Pour mieux protéger votre tente contre les intempéries, attachez des cordons élastiques aux endroits où l’on attache la corde en nylon afin de solidifier le dressement de la tente en sol. Vous diminuerez ainsi le stress sur la corde en nylon pendant les fortes tempêtes de vent. Une autre bonne idée consiste à attacher (coudre) des boucles supplémentaires aux auvents de la tente, notamment en avant et en arrière (attachées aux arceaux). Ceci aidera à empêcher les auvents de se frotter contre les parois de la tente, ce qui risque de causer de la condensation et des fuites. Enfin, la fermeture-éclair. Avant d’entreprendre votre voyage, n’oubliez pas de passer un savon sur chacune des fermetures. Ceci diminuera l’impact du stress exercé sur la fermeture et réduira le risque de coincement. Si toutefois la fermeture venait à se briser, optez pour une fermeture à rouleau plutôt qu’une fermeture dentelée. Les fermetures à rouleau sont souvent auto-réparables par le mouvement répété du glissoir. Par contre, dans le cas d’une fermeture dentelée, si l’un des maillons se brise, le jeu est fini. Le seul moyen de réparer le bris consiste à coudre ensemble la partie du maillon manquant et de faire fonctionner la fermeture à partir de ce point. Sinon il faudrait remplacer la fermeture au complet.
Route d'excursion : Les fleurs sauvages dans toute leur splendeur
En Ontario, l’occasion de profiter des magnifiques coups d’œil de fleurs sauvages est très courte. C’est le moment de l’année où des nappes de fleurs sauvages font leur apparition annuelle dans toute leur splendeur avant que la voûte forestière ne les enveloppe de son ombrage. Voici donc une route panoramique idéale pour vous permettre de profiter de ce moment unique de l’année pour admirer l’abondance orgueilleuse des fleurs sauvages de l’Ontario.
Parc provincial de Bronte Creek – Bronte Creek est un bon premier arrêt pour toute excursion printanière ciblant les fleurs sauvages. Non seulement ne s’agit-il pas d’un parc urbain accessible mais c’est un des meilleurs endroits pour observer les épaisses nappes de trilles ondulés en éclosion. C’est à juste titre qu’on appelle ce sentier « Trillium Trail », randonnée pédestre de 45 minutes facile à faire au sein d’une surabondance de fleurs sauvages, y compris un vaste spectre de spécimens de la fleur officielle de l’Ontario.
En cours de route … en gagnant le nord après le parc provincial Bronte Creek, n’oubliez pas d’arrêter à l’un des nombreux marchés fermiers des petites villes et municipalités qui jalonnent la route menant vers la région Hills of Headwaters.
Hills of Headwaters – Célèbre pour sa truite arc-en-ciel qui pullule dans l’eau douce des rivières Boyne et Crédit, la région Hills of Headwaters est l’endroit idéal pour l’observation des fleurs sauvages. Une halte aux parcs provinciaux Forks of the Credit, Mono Cliffs ou Earl Rowe vous fera découvrir des sentiers boisés, des champs ouverts et des fronts de falaises débordant de fleurs sauvages variées.
En cours de route … en poursuivant votre trajet vers le nord en direction de la péninsule Bruce, quelques endroits intéressants vous invitent à faire une halte dont les cavernes panoramiques de Collingwood, le village de Thornbury imbu de charme et la galerie d’art Tom Thompson d’Owen Sound.
Le parc de la Péninsule-Bruce – qui se transforme chaque printemps en festival annuel des orchidées.
– est le lieu de floraison par excellence de 44 espèces d’orchidées. Pas étonnant que la péninsule attire comme un aimant les botanistes de toutes parts. Le parc provincial Sauble Falls sert de pied-à-terre pour explorer la péninsule Bruce. Le parc donne un accès facile aux cèdres anciens qui longent les falaises du Bruce Trail, aux plantes carnivores vivant dans les marais du lac Huron et aux délicates orchidées répandues dans les divers paysages de la péninsule.
Au coeur des parcs de l'Ontario : Découvrir le passé
Faire revivre des récits du XIXe siècle dans une salle de classe peut représenter un défi, surtout auprès des élèves de 10 ans. Grâce à Parcs Ontario, un programme a été mis au point qui permet aux élèves de jouer dans le sable et d’apprendre en même temps. En 2004, le programme d’archéologie « Archaeo Apprentice Program » a vu le jour au parc provincial Murphys Point dans l’est de l’Ontario.
Ce programme éducatif invite les élèves de 5e année à venir travailler aux côtés d’archéologues chevronnés. Ensemble ils font des fouilles, schématisent, lavent et identifient les artéfacts d’un moulin du XIXe siècle situé aux bordures du lac Rideau, rattaché au canal Rideau, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le programme scolaire, qui en est à sa cinquième année, parraine annuellement environ 150 élèves. Ces élèves reçoivent un cahier d’exercices avant leur arrivée. De plus, le programme vise à intégrer d’autres matières du cursus de 5e année à son enseignement dont les études sociales, la langue et les mathématiques.
D’après Tobi Kiesewalter, chef principal du programme d’éducation sur le patrimoine naturel, on a découvert de nombreux artéfacts des XIXe et XXe siècles en plus d’un atelier de forgeron et du vieux chemin qui traverse le site. « Nous sommes très satisfaits de ce programme car il sait allier la recherche à l’interprétation par le biais d’une excursion pédagogique très unique pour les élèves » explique M. Kiesewalter. Les professeurs qui accompagnent les élèves semblent apprécier ce programme car ils reviennent d’année en année. Le succès du programme d’archéologie incite le personnel du parc à envisager la possibilité d’initiatives similaires pour des groupes d’adultes. Pour plus de renseignements, consulter le site Internet du groupe « Friends of Murphys Point ».