Guide pratique sur votre empreinte environmentale
Une nouvelle tendance émerge dans le domaine du tourisme – les déplacements « bilan carbone zéro ». Ainsi vous essayez de minimiser les émissions de carbone résultant de vos déplacements ou de les neutraliser en achetant des « crédits verts » qui appuient l’énergie renouvelable, les efforts de reforestation ou d’autres projets visant à promouvoir l’intégrité écologique.
Des vacances passées dans les parcs de l’Ontario constituent une belle alternative, faible en émissions de CO2 en comparaison à un voyage outre-mer ou à un séjour dans un grand hôtel qui consomme beaucoup d’énergie électrique. À plus forte raison si vous vous promenez dans l’arrière-pays, peu d’émissions de CO2 là-bas ! Vos journées se dérouleront en-deçà de votre niveau individuel de CO2 grâce au canotage ou aux randonnées pédestres et aux repas cuisinés sur des réchauds de camping à haut degré d’efficacité. Bref, votre taux d’émissions de CO2 ne sera perceptible que si vous décidez de servir des piments forts au dîner !
Un seul facteur, cependant, empêche que votre séjour dans un parc de l’Ontario devient l’option de vacances la plus écologique, à savoir, votre mode de locomotion.
Or, on doit se poser la question : à moins de quitter la ville en canot, est-il possible d’organiser des vacances qui comportent un bilan carbone zéro ? Pas vraiment. Il y a tout de même plusieurs façons de réduire votre empreinte de carbone sur votre prochaine excursion de camping.
Voyagez en train – Saviez-vous que vous pouvez apporter un canot et votre équipement de camping à bord d’un train au centre-ville de Toronto et vous rendre en quelques heures à un paradis purement sauvage ? Si vous utilisez les services de la ligne VIA, vous pouvez demander un arrêt à n’importe quel marqueur de kilomètre entre Sudbury et Winnipeg. Ceci comprend des sanctuaires de nature sauvage, tels que Missinaibi et Wabakimi. Songez également à la ligne Ontario Northland pour explorer la région de Temagami en train. Si vous êtes à Sault Ste-Marie, vous pouvez utiliser les services de la ligne Algoma Central Railway et descendre la très panoramique Sand River située au parc du lac Supérieur.
Économisez l’essence – Si vous devez vous rendre en voiture, songez à laisser le canot à la maison et à en louer un auprès d’un fournisseur local à proximité du parc. Cela donnera un meilleur rendement de carburant. Ou encore, pourquoi ne pas faire du covoiturage ?
Optez pour la planète en optant pour les produits de la région – Choisissez des aliments cultivés localement lorsque vous faites vos provisions de voyage ou, mieux encore, arrêtez en chemin aux marchés de produits agricoles. Débutez votre journée par du café dont les grains ont été cultivés à l’ombre par des procédés biologiques et selon des pratiques de commerce équitable. L’achat de ces marques de café permet à leurs exploiteurs de gagner un salaire équitable et protège l’habitat de la forêt tropicale humide; vous aidez aussi à minimiser l’usage des pesticides et des engrais chimiques dans l’environnement. Faites fondre du chocolat de source biologique, fourni par un commerce équitable, sur vos biscuits ou gaufrettes pour faire des S'mores!
Malheureusement tous nos mouvements physiques ont un impact sur l’environnement mais songez aux sommes d’énergie que nous pourrions épargner si tout le monde passait au moins une semaine en milieu sauvage ? Au lieu d’une « Heure de la terre » annuelle, on devrait plutôt envisager une semaine en nature sauvage !
Consultez le calculateur des émissions de carbone pour prévoir l’impact que votre prochain voyage pourrait avoir sur l’environnement.
Au coeur des parcs de l'Ontario : Kawartha Highlands Signature Site
Le réseau des parcs provinciaux de l’Ontario est une œuvre magistrale. Il y a plus de 330 parcs provinciaux répandus à travers plus d’un million de kilomètres carrés qui forment cette province. Parcs Ontario assure également l’orientation de la gestion de plus de 300 réserves de terre en conservation. La gestion de ces propriétés n’est pas une modeste entreprise. Compte tenu de ce fait, vous devez vous demander si l’ajout d’un nouveau parc à notre réseau est vraiment cause de réjouissance ? Bien sûr ! Parc Ontario a pris le temps de s’asseoir avec le directeur du parc, M. Dave Coulas, pour se renseigner sur les progrès réalisés dans l’un de nos parcs provinciaux les plus récents – Kawartha Highlands Signature Site. Situé à 50 kilomètres au nord de la ville de Peterborough, ce parc est la plus grande zone protégée au sud du parc Algonquin et englobe 37 587 hectares le long de la bordure sud du Bouclier canadien.
PO : Pouvez-vous nous faire une mise à jour sur l’état actuel du parc ?
Dave : Le plan de gestion du parc a été présenté au grand public à l’automne de 2008. Actuellement, nous concentrons nos efforts sur les priorités soulignées lors de la phase 1 (années 1 à 2) du projet et nous collaborons avec le conseil consultatif de gestion, les municipalités, les communautés autochtones et d’autres parties concernées pour la réalisation des initiatives d’intérêt mutuel.
PO : Quelles sont les raisons clés qui ont motivé la création du parc provincial Kawartha Highlands ?
Dave : Je crois que les raisons principales qui ont motivé la création de ce parc sont bien exprimées dans son énoncé de vision. Des phrases clés comme celles qui suivent ont grandement motivé la création du parc, entre autres : le legs de la protection et de l’intendance; la protection de l’intégrité écologique est d’une importance primordiale; la protection permanente des valeurs du patrimoine naturel et culturel; l’intégration à des activités traditionnelles qui se poursuivront, telles que la vie de chalet, les occasions récréatives à faible densité et la participation continue du grand public dans la planification et la gestion de cette région.
PO : Quand les utilisateurs commenceront-ils à devoir payer l’octroi des permis et comment pourront-ils obtenir des permis ?
Dave : Le plan de gestion du parc prévoit la mise en place d’une procédure d’octroi de permis et de collecte de frais imputables à la phase 2 (années 3 à 5) du projet, à savoir, l’été de 2011 au plus tôt. Les emplacements de camping de l’arrière-pays seront gérés à l’instar du réseau des réserves de conservation. Une fois le mécanisme de gestion établi, nous pourrons alors envisager les options relatives à l’octroi des permis. Nous espérons pouvoir ériger un système de gestion électronique qui permettra aux utilisateurs de réserver un emplacement précis avec la plus grande facilité possible.
PO : Quel est le plus grand défi auquel le parc Kawartha Highlands doit faire face dans un futur proche ?
Dave : Le plus grand défi auquel nous devons faire face consiste à tenir compte de la diversité des utilisateurs et à mettre ceux-ci au courant de l’évolution du parc. Je passe beaucoup de temps à rencontrer différents groupes (association des résidents de chalet, municipalités, camps de chasse, canoéistes, etc.) et à donner de l’information à mesure que se déroule notre plan de gestion. Je suis heureux de pouvoir collaborer avec un Conseil consultatif de gestion composé de bénévoles qui font un travail exceptionnel dans la communication de renseignements précis au grand public.
PO : En tant que directeur du parc Kawartha Highlands, quel est l’aspect le plus agréable de votre poste ?
Dave : Il me semble que l’aspect le plus agréable de mon poste est le fait d’être exposé à tous les points de vue d’un sujet. Les usagers du parc sont très consciencieux quant à leur façon d’utiliser et de jouir des richesses de la région mais ils ont également des points de vue bien divergents en ce qui concerne les activités devant être permises ou interdites. C’est que peu importe la nature d’utilisation du parc, tous croient que les valeurs de base dont s’inspire la création de ce parc doivent être sauvegardées. En collaborant ensemble, nous pourrons réaliser beaucoup plus qu’en travaillant seul. Même si, en tant que voisins, il peut arriver que nous ne nous entendions pas en tout point sur toutes les questions en cause, il est toujours préférable que nous continuions à travailler ensemble pour assurer la protection de ce territoire. Ainsi, nos valeurs de base pourront se transmettre aux générations à venir.
PO : Quel est le coin du parc que vous aimez le mieux visiter ?
Dave : Difficile à dire, car le parc change de façon notable de saison en saison. J’aime la région Burly Ridge à l’automne lorsque le feuillage bat son plein. J’ai déjà fait du camping à la mi-janvier dans la partie déserte du nord; c’était la pleine lune et les loups hurlaient. Au printemps, l’élévation du niveau des eaux de la rivière Mississagua en fait un moment idéal pour les excursions en canot; en été, l’activité atteint son apogée sur les lacs populaires dotés de chalets. Il est difficile pour moi de dire que j’aime mieux tel ou tel coin mais l’activité que je préfère est d’aller à la rencontre des visiteurs au parc et d’essayer de comprendre comment ils utilisent le parc et quelles sont les valeurs qu’ils privilégient.
Pour obtenir plus d’information sur la planification et le développement du parc Kawartha Highlands Signature Site ou pour en savoir plus long sur la possibilité de devenir membre du Conseil consultatif de gestion, veuillez cliquer ici.
Parc en vedette : Wabakimi
Le parc provincial Wabakimi est une immense oasis de solitude. Situé à 300 kilomètres au nord de Thunder Bay, le parc protège un million d’hectares de nature boréale.
De nombreux visiteurs appellent le parc Wabakimi « le nouveau Quetico ». À vrai dire, ce sobriquet lui convient tout à fait. Ces deux parcs sont comparables pour ce qui est du nombre de possibilités s’offrant aux canoteurs qui cherchent une route où ramer librement. La gestion de ces parcs est similaire aussi; les portages et les emplacements de camping ne sont pas marqués et aucun chemin ne pénètre à l’intérieur. L’unique différence entre les deux endroits est que Wabakimi est un parc relativement nouveau. Depuis 100 ans, Quetico est le lieu par excellence des canoteurs; Wabakimi, par contre, ne compte que quelques décennies d’existence. D’abord établi en 1983 et ayant connu une expansion six fois son volume d’origine en 1997, le parc Wabakimi est plus vaste que l’Île-du-Prince-Édouard. C’est presque le double du parc Quetico, ce qui en fait le deuxième parc en superficie du réseau de Parcs Ontario (surpassé seulement par le parc provincial Polar Bear).
L’avantage des parcs relativement jeunes est que l’achalandage des foules est minimal. En moyenne, seulement un nombre assez restreint de canoteurs utilisent le parc, peu importe la saison, et il arrive souvent qu’on s’y trouve tout seul ! Les dimensions immenses du parc Wabakimi favorisent également la solitude. De plus, Wabakimi est sis à côté du parc de préservation de la voie navigable Albany River au nord et des parcs de préservation des voies navigables Kopka River et Brightsand River au sud. Wabakimi est à proximité de la rive nord du lac Nipigon, paradis des amateurs de canot et de kayak en quête de solitude.
En tout, cela équivaut à plus de 200 kilomètres de routes en canot au seul parc de Wabakimi et à 500 kilomètres de plus si on calcule le parc avoisinant… ce qui correspond à une vie de canotage imbattable sur un territoire accessible mais suffisamment éloigné pour les évasions en milieu sauvage.
Pour se rendre
Le trajet à Wabakimi est certes une aventure en soi. Vous pouvez vous rendre en voiture jusqu’à Armstrong, le village le plus proche, situé à 2,5 heures au nord de Thunder Bay. De là, vous avez trois options :
- En canot – Il est possible de ramer jusqu’au parc. L’accès principal en canot est réalisable par le lac Caribou.
- En hydravion – L’hydravion est le moyen le plus rapide pour vous rendre à votre destination initiale.
- En train – Apportez votre canot et votre équipement à la gare d’Armstrong et le train vous déposera n’importe où le long de son trajet. Mieux encore, oubliez la voiture et montez plus tôt en train. Cette ligne est en provenance de Toronto.
La sécurité aquatique commence avec vous
Il ne suffit que de quelques minutes pour qu’un enfant disparaisse et d’un centimètre d’eau pour qu’un enfant se noie. La Croix-Rouge canadienne encourage les Canadiens à demeurer en sécurité lorsqu’ils s’adonnent à des activités aquatiques, et rappelle aux parents et aux parents-substituts l’importance de surveiller attentivement les enfants qui sont près de l’eau.
« Surveillez toujours les enfants qui sont près de l’eau, que ce soit à la piscine, dans une baignoire ou à la plage », a souligné Shelley Dalke, coordonnatrice nationale, Programmes de natation et de sécurité aquatique, Croix-Rouge canadienne. « Il est important d’apprendre à nager, mais connaître la sécurité aquatique est essentiel afin de savoir quoi faire en vue de prévenir une urgence dans l’eau ou sur l’eau. Ce n’est donc pas le fait de savoir nager, mais l’apprentissage de la natation et des règles de sécurité qui permet de sauver des vies. Les parents et les parents-substituts doivent rester vigilants en tout temps lorsque les enfants ont accès à des plans d’eau. »
Selon une étude de la Croix-Rouge examinant les statistiques relatives aux noyades sur une période de dix ans, les enfants âgés de 1 à 4 ans et les hommes âgés de 15 à 44 ans sont les groupes le plus à risque de noyade. Les piscines résidentielles sont particulièrement dangereuses pour les petits enfants qui représentent également le groupe le plus vulnérable aux quasi-noyades. Celles-ci peuvent être dévastatrices puisqu’elles donnent souvent lieu à divers degrés de séquelles au cerveau.
Cinq étapes faciles à suivre :
- Surveillez en tout temps les enfants près de l’eau. Restez bien en vue et à la portée des enfants.
- Le meilleur gilet de sauvetage ou le vêtement de flottaison individuel (VFI) est celui que vous portez. Fermez-le et bouclez-le.
- Avant d’entrer dans l’eau – arrêtez-vous, regardez et prenez votre temps! Vérifiez la profondeur et surveillez les dangers.
- L’alcool et la plaisance ne font pas bon ménage. Naviguer en état d’ébriété est illégal.
- Rendez votre piscine sécuritaire - quelle que soit sa taille. Clôturez-la, couvrez-la, videz-la.
Suivez une formation. Apprenez à nager et suivez un cours de secourisme et RCR. - Sachez comment appeler le 9-1-1 ou votre numéro d'urgence local.
Pour obtenir de plus amples renseignements et pour en savoir davantage sur les activités éducatives en matière de sécurité aquatique, veuillez cliquer ici.

