Guide pratique - Attention aux ours

Les ours noirs font mauvaise presse dernièrement si bien que cela pourrait même vous préoccuper face à votre prochaine excursion de camping. Obtenir des faits pertinents sur les ours noirs vous permettra de coexister en paix avec ces bêtes formidables. D’après Lee-Ann Choquette, Conseillère principale en communication du programme « Attention : ours » du Ministère des richesses naturelles de l’Ontario, certaines idées fausses circulent au sujet de l’écologie des ours noirs.

Selon une idée fausse communément répandue, les populations d’ours noirs ont récemment connu une croissance rapide. Mme Choquette affirme que tel n’est pas le cas. « Les populations d’ours noirs ne croissent pas rapidement. Normalement la période de gestation de la femelle commence à l’âge de cinq ou six ans avec un taux de naissance annuel de deux à trois oursons ».

Mme Choquette a voulu poursuivre son processus de démythification en précisant quelques renseignements sur la prétendue agressivité naturelle des ours noirs. « D’habitude, l’ours noir est timide face aux humains et cherche à les éviter. Il ne faut pas oublier, cependant, que l’ours est un gros animal sauvage et féroce qui, outre sa période d’hibernation, passe tout son temps en quête de nourriture. L’ours noir perd sa crainte instinctive des humains lorsqu’il s’habitue à se nourrir auprès de sources alimentaires non naturelles, telles que les déchets et les poubelles, les mangeoires d’oiseaux et la nourriture d’animaux domestiques là où vivent des humains ».

Un autre fait intéressant présenté dans le site Internet « Attention : ours » est que si la femelle veut survivre et élever sa progéniture, elle doit doubler son poids corporel avant la période d’hibernation. Pas étonnant que les ours se laissent attirer par la graisse des lardons de bacon laissée près du réchaud de camping.

Une bonne hygiène à l’emplacement de camping et quelques actions guidées par le bon sens pratique vous aideront à éviter les rencontres avec les ours. Voici quelques consignes prioritaires à suivre si vous devez faire du camping sur le territoire des ours noirs :

  • Si vous vous rendez dans un parc de l’Ontario ou dans un autre terrain de camping, suivez les consignes du personnel autorisé.
  • Peu importe où vous séjournez, emballez vos ordures provenant de l’arrière-pays et servez-vous de conteneurs résistants aux ours là où ils sont accessibles.
  • Sachez que les odeurs d’aliments et leurs résidus peuvent attirer les ours. Donc, faites le nécessaire pour éliminer ou réduire les odeurs d’aliments qui imprègnent votre personne, votre emplacement de camping, vos vêtements et votre véhicule.
  • Ne nourrissez jamais les ours, ni les approcher.
  • Si vous écaillez du poisson, faites-le loin de votre emplacement.
  • Après vos repas, entreposez les restes de table dans des sacs en plastique scellés, placés loin de votre emplacement et, dans la mesure du possible, dans des conteneurs résistant aux ours.
  • Veillez sur la propreté de votre emplacement de camping. Faites brûler les restes de table et la graisse de rôti dans un feu.
  • Laissez égoutter l’eau de vaisselle loin de votre emplacement.
  • Vous ne devez jamais cuisiner, ni manger, ni entreposer de nourriture sous votre tente (y compris les grignotines). Cette consigne s’applique également au matériel de cuisson et aux articles de toilette.
  • Si vous vous couchez sous une tente, ne vous endormez pas dans le même vêtement que vous avez porté lors de la préparation des repas.
  • Entreposez la nourriture hors de la portée des ours – c’est-à-dire, dans le coffre de la voiture ou suspendue à au moins 4 mètres (13 pi) au-dessus du sol et à 3 mètres (9 pi) des branches et des troncs d’arbre aptes à supporter le poids d’un ours. L’équipement de pêche, le vêtement que vous portez lors de la préparation des repas, les ordures, les articles de toilette et les grignotines doivent être suspendus aussi. Si vous n’êtes pas en mesure de suspendre votre sac, placez-le dans un canot ou un bateau mouillant au large des côtes.
  • Sachez reconnaître les indices frais de présence d’ours dans les environs. Envisagez de vous installer ailleurs si un ours noir est actif dans votre coin.


Consultez le site « Attention : ours »
pour obtenir d’autres suggestions, plus d’information sur l’écologie des ours noirs et des renseignements sur la façon de réagir si vous rencontrez un ours.

Parc en vedette : Bonnechere

Des martins-pêcheurs ceinturés traversent la rivière tandis que les cris hystériques du grand pic résonnent dans la forêt sauvage. Le chant des butors émane des parcelles de foin coupant là où la rivière s’élargit et un bel assortiment de fauvettes battent leurs ailes dans les arbres. Les espèces sauvages abondent tout le long de la côte de la rivière Bonnechere qui fait partie du parc provincial Bonnechere.

En sillonnant la partie nord des hautes-terres de Madawaska entre la bordure sud-est du parc Algonquin et Round Lake, vous constaterez que la rivière Bonnechere possède également une histoire humaine très riche. Les peuples autochtones y pratiquaient la chasse, la pêche et le trappage, des bûcherons abattaient les arbres et les immigrants défrichaient la terre pour la cultiver et y ériger des fermes. Au fil des années, le passage de chaque groupe a laissé son empreinte sur le paysage de cette contrée.

Grâce à des travaux archéologiques de grande envergure effectués par les membres de l’Ontario Archaeological Society, il a été possible de faire revivre la riche histoire humaine de cette région. Histoire si féconde, en effet, que la recherche décèle des traces d’activité humaine remontant jusqu’à 3000 av. J.-C. Plusieurs événements auxquels vous pourrez participer ont lieu au cours de l’année. Il s’agit de cliquer sur le site Internet des amis du parc Bonnechere pour en savoir davantage.

À proximité et au naturel
Bonnechere est un bon camp de base qui vous permettra d’explorer les richesses naturelles et historiques de ce milieu. Après avoir découvert toutes les merveilles du parc, sautez en voiture, mettez vos bottes de randonneur ou embarquez en canot et ramez à la découverte des trésors cachés de la région.

Basin Depot est un lieu historique situé à quelques kilomètres au nord du terrain de camping principal dans les confins du parc Algonquin. À Basin Depot, on retrouve les ruines d’un vieux village rustique où vivaient des ouvriers forestiers entre 1850 et 1913. Une maison bien construite en bois rond en 1892 par la McLachlin Lumber Company est demeurée intacte, ce qui en fait l’édifice le plus ancien de ce territoire. Cette maison a même servi d’hôpital lors de l’épidémie de la diphtérie en 1911 et au moins sept pierres tombales, voilées par un bosquet de peupliers, témoignent de ce fléau. Il y a dix sentiers de randonnée pédestre aménagés pour les visites autoguidées qui mènent à divers lieux historiques et panoramiques longeant la partie supérieure de la rivière Bonnechere située à Basin Depot.

En voiture, dirigez-vous en direction opposée pour visiter le célèbre Bonnechere River Watershed à Eganville. Sur place, vous pourrez visiter le musée Bonnechere, qui met en valeur le fond naturel et culturel associé à la ligne de séparation des eaux de la rivière Bonnechere. Après un petit goûter, suivez le chemin Fourth Chute Road jusqu’aux cavernes Bonnechere – un joyau du patrimoine souterrain naturel de l’Ontario où des guides primés vous conduiront sous terre dans un univers doté de passages à la fois obscurs et enchanteurs.

Au coeur des parcs de l'Ontario : Kawartha Highlands Signature Site

Le réseau des parcs provinciaux de l’Ontario est une œuvre magistrale. Il y a plus de 330 parcs provinciaux répandus à travers plus d’un million de kilomètres carrés qui forment cette province. Parcs Ontario assure également l’orientation de la gestion de plus de 300 réserves de terre en conservation. La gestion de ces propriétés n’est pas une modeste entreprise. Compte tenu de ce fait, vous devez vous demander si l’ajout d’un nouveau parc à notre réseau est vraiment cause de réjouissance ? Bien sûr ! Parc Ontario a pris le temps de s’asseoir avec le directeur du parc, M. Dave Coulas, pour se renseigner sur les progrès réalisés dans l’un de nos parcs provinciaux les plus récents – Kawartha Highlands Signature Site. Situé à 50 kilomètres au nord de la ville de Peterborough, ce parc est la plus grande zone protégée au sud du parc Algonquin et englobe 37 587 hectares le long de la bordure sud du Bouclier canadien.

PO : Pouvez-vous nous faire une mise à jour sur l’état actuel du parc ?

Dave : Le plan de gestion du parc a été présenté au grand public à l’automne de 2008. Actuellement, nous concentrons nos efforts sur les priorités soulignées lors de la phase 1 (années 1 à 2) du projet et nous collaborons avec le conseil consultatif de gestion, les municipalités, les communautés autochtones et d’autres parties concernées pour la réalisation des initiatives d’intérêt mutuel.

PO : Quelles sont les raisons clés qui ont motivé la création du parc provincial Kawartha Highlands ?

Dave : Je crois que les raisons principales qui ont motivé la création de ce parc sont bien exprimées dans son énoncé de vision. Des phrases clés comme celles qui suivent ont grandement motivé la création du parc, entre autres : le legs de la protection et de l’intendance; la protection de l’intégrité écologique est d’une importance primordiale; la protection permanente des valeurs du patrimoine naturel et culturel; l’intégration à des activités traditionnelles qui se poursuivront, telles que la vie de chalet, les occasions récréatives à faible densité et la participation continue du grand public dans la planification et la gestion de cette région.

PO : Quand les utilisateurs commenceront-ils à devoir payer l’octroi des permis et comment pourront-ils obtenir des permis ?

Dave : Le plan de gestion du parc prévoit la mise en place d’une procédure d’octroi de permis et de collecte de frais imputables à la phase 2 (années 3 à 5) du projet, à savoir, l’été de 2011 au plus tôt. Les emplacements de camping de l’arrière-pays seront gérés à l’instar du réseau des réserves de conservation. Une fois le mécanisme de gestion établi, nous pourrons alors envisager les options relatives à l’octroi des permis. Nous espérons pouvoir ériger un système de gestion électronique qui permettra aux utilisateurs de réserver un emplacement précis avec la plus grande facilité possible.

PO : Quel est le plus grand défi auquel le parc Kawartha Highlands doit faire face dans un futur proche ?

Dave : Le plus grand défi auquel nous devons faire face consiste à tenir compte de la diversité des utilisateurs et à mettre ceux-ci au courant de l’évolution du parc. Je passe beaucoup de temps à rencontrer différents groupes (association des résidents de chalet, municipalités, camps de chasse, canoéistes, etc.) et à donner de l’information à mesure que se déroule notre plan de gestion. Je suis heureux de pouvoir collaborer avec un Conseil consultatif de gestion composé de bénévoles qui font un travail exceptionnel dans la communication de renseignements précis au grand public.

PO : En tant que directeur du parc Kawartha Highlands, quel est l’aspect le plus agréable de votre poste ?

Dave : Il me semble que l’aspect le plus agréable de mon poste est le fait d’être exposé à tous les points de vue d’un sujet. Les usagers du parc sont très consciencieux quant à leur façon d’utiliser et de jouir des richesses de la région mais ils ont également des points de vue bien divergents en ce qui concerne les activités devant être permises ou interdites. C’est que peu importe la nature d’utilisation du parc, tous croient que les valeurs de base dont s’inspire la création de ce parc doivent être sauvegardées. En collaborant ensemble, nous pourrons réaliser beaucoup plus qu’en travaillant seul. Même si, en tant que voisins, il peut arriver que nous ne nous entendions pas en tout point sur toutes les questions en cause, il est toujours préférable que nous continuions à travailler ensemble pour assurer la protection de ce territoire. Ainsi, nos valeurs de base pourront se transmettre aux générations à venir.

PO : Quel est le coin du parc que vous aimez le mieux visiter ?

Dave : Difficile à dire, car le parc change de façon notable de saison en saison. J’aime la région Burly Ridge à l’automne lorsque le feuillage bat son plein. J’ai déjà fait du camping à la mi-janvier dans la partie déserte du nord; c’était la pleine lune et les loups hurlaient. Au printemps, l’élévation du niveau des eaux de la rivière Mississagua en fait un moment idéal pour les excursions en canot; en été, l’activité atteint son apogée sur les lacs populaires dotés de chalets. Il est difficile pour moi de dire que j’aime mieux tel ou tel coin mais l’activité que je préfère est d’aller à la rencontre des visiteurs au parc et d’essayer de comprendre comment ils utilisent le parc et quelles sont les valeurs qu’ils privilégient.

Pour obtenir plus d’information sur la planification et le développement du parc Kawartha Highlands Signature Site ou pour en savoir plus long sur la possibilité de devenir membre du Conseil consultatif de gestion, veuillez cliquer ici.

La sécurité aquatique commence avec vous

Il ne suffit que de quelques minutes pour qu’un enfant disparaisse et d’un centimètre d’eau pour qu’un enfant se noie. La Croix-Rouge canadienne encourage les Canadiens à demeurer en sécurité lorsqu’ils s’adonnent à des activités aquatiques, et rappelle aux parents et aux parents-substituts l’importance de surveiller attentivement les enfants qui sont près de l’eau.

« Surveillez toujours les enfants qui sont près de l’eau, que ce soit à la piscine, dans une baignoire ou à la plage », a souligné Shelley Dalke, coordonnatrice nationale, Programmes de natation et de sécurité aquatique, Croix-Rouge canadienne. « Il est important d’apprendre à nager, mais connaître la sécurité aquatique est essentiel afin de savoir quoi faire en vue de prévenir une urgence dans l’eau ou sur l’eau. Ce n’est donc pas le fait de savoir nager, mais l’apprentissage de la natation et des règles de sécurité qui permet de sauver des vies. Les parents et les parents-substituts doivent rester vigilants en tout temps lorsque les enfants ont accès à des plans d’eau. »

Selon une étude de la Croix-Rouge examinant les statistiques relatives aux noyades sur une période de dix ans, les enfants âgés de 1 à 4 ans et les hommes âgés de 15 à 44 ans sont les groupes le plus à risque de noyade. Les piscines résidentielles sont particulièrement dangereuses pour les petits enfants qui représentent également le groupe le plus vulnérable aux quasi-noyades. Celles-ci peuvent être dévastatrices puisqu’elles donnent souvent lieu à divers degrés de séquelles au cerveau.

Cinq étapes faciles à suivre :

  1. Surveillez en tout temps les enfants près de l’eau. Restez bien en vue et à la portée des enfants.
  2. Le meilleur gilet de sauvetage ou le vêtement de flottaison individuel (VFI) est celui que vous portez. Fermez-le et bouclez-le.
  3. Avant d’entrer dans l’eau – arrêtez-vous, regardez et prenez votre temps! Vérifiez la profondeur et surveillez les dangers.
  4. L’alcool et la plaisance ne font pas bon ménage. Naviguer en état d’ébriété est illégal.
  5. Rendez votre piscine sécuritaire - quelle que soit sa taille. Clôturez-la, couvrez-la, videz-la.
    Suivez une formation. Apprenez à nager et suivez un cours de secourisme et RCR.
  6. Sachez comment appeler le 9-1-1 ou votre numéro d'urgence local.


Pour obtenir de plus amples renseignements et pour en savoir davantage sur les activités éducatives en matière de sécurité aquatique, veuillez cliquer ici.