Six parcs ontariens célèbrent leur 50e anniversaire en 2010

Six parcs célèbrent leur 50e anniversaire en 2010 : ce sera une année de festivités ! Killbear est un des parcs les plus visités parmi ceux-ci. Il n'est pas surprenant que certains considèrent Killbear comme leur second domicile. On y vient nombreux chaque année pour admirer la splendide baie Georgienne, se détendre sur une des plages de sable blanc que protège un promontoire rocheux ou marcher sur des sentiers qui mènent à des bois paisibles. Que ce soit la planche à voile, le kayak, la voile ou la motomarine, les sports de l'eau y sont un grand attrait. Les habitués du parc profitent pleinement des programmes de découverte du patrimoine naturel (des programmes renommés !) et des belles attractions locales.

Killbear a tout pour plaire, car il se situe entre deux mondes : les vents cinglants de la baie Georgienne donnent une idée de ce qu'est le Nord de l'Ontario, plus au nord, et les nombreuses attractions tout près, plus au sud, invitent à de belles excursions. Un jour, vous ferez du kayak dans le réseau des fameuses 30 000 îles ou une randonnée sur un terrain escarpé qui longe la rive, où vous pourrez admirer le coucher du soleil. Le lendemain, vous serez à Parry Sound pour le « Fly & Dine » que propose Georgian Bay Airways (on vous amène par avion à une île isolée de la baie Georgienne pour un déjeuner au Henry’s Fish and Chip Restaurant) ou pour une croisière de deux heures à bord du Island Queen.

Regardez une brève vidéo qui montre quelques-uns des attraits du parc Killbear.

Killbear, Thanks for the memories
Pour célébrer le 50e anniversaire du parc Killbear, une deuxième édition de Killbear, Thanks for the Memories est en chantier. Le livre renferme une myriade de récits qu'ont écrits des visiteurs. Aventures, lunes de miel, bons tours joués à des copains, nouvelles amitiés... tout y est. Rédigé dans le style qu'on appelle en anglais « Chicken Soup », il sera vendu au magasin Nature Shoppe du parc Killbear. On pourra aussi l'acheter en ligne. Les recettes iront au groupe de bénévoles The Friends of Killbear.

Autres parcs qui célèbrent leur 50e anniversaire cette année

Sturgeon Bay
Le parc Sturgeon Bay n'est pas loin du parc provincial Killbear, qui est plus connu. Les deux sont situés sur les rives splendides de la baie Georgienne et ont beaucoup en commun. Différence notable, le parc Sturgeon Bay ne reçoit pas autant de visiteurs que le parc Killbear, ce qui est pour certains une excellente raison d'y faire du camping chaque année. Le parc Sturgeon Bay n'est pas loin des zones urbanisées du Sud de l'Ontario, mais c'est un endroit où l'on peut « sentir » le Nord de l'Ontario.


Blue Lake
Situé au nord-ouest de Dryden, Blue Lake est un parc à vocation récréative qui est très populaire. Il est réputé pour sa longue plage de sable et ses eaux profondes et cristallines (d'où son nom). C'est un parc idéal pour le camping familial. Passez au centre d'accueil (une vieille cabane en rondins, près du terrain de camping) ou faites une randonnée, avec un naturaliste du parc, dans une tourbière peuplée d'épinettes ou des bois de pins majestueux.

Caliper Lake
Le parc Caliper Lake est l'un des parcs provinciaux les moins connus en Ontario, mais les campeurs qui le connaissent y sont très attachés. Il offre la possibilité de se baigner le soir dans des eaux d'une température agréable, près d'une plage de sable qui est petite, mais vraiment exceptionnelle. On y campe sous un couvert forestier où de majestueux pins rouges et blancs ont pris racine (ce qui est peu commun à une latitude si au nord). Et c'est un endroit qui donne la rare possibilité d'entrevoir un pélican blanc, une espèce qui, au cours des 30 dernières années, a étendu son territoire hors de la région voisine du Lac des Bois.

Marten River
Le parc Marten River est − et sera toujours − une des plus belles voies d'accès à la nature sauvage de Temagami et à ses innombrables parcours de canotage. Mais il peut être tout aussi passionnant et enrichissant de monter sa tente au terrain de camping principal, sous des pins âgés de 150 ans. De cet endroit, vous pouvez facilement faire une excursion d'une journée en canot vers des lacs isolés, ou faire, tout près, une randonnée pédestre pour admirer la forêt d'arbres mûrs de Temagami ou aller au sommet de la montagne Caribou. Il y a, dans le parc même, un sentier de randonnée de cinq kilomètres, qui est ombragé par des pins trois fois centenaires. Les immenses souches noircies par le temps que vous verrez un peu partout sur le terrain de camping témoignent de l'intense exploitation forestière qu'on y menait jadis. C'est une histoire que vous pourrez revivre au camp de bûcherons qu'on y a recréé.

Pigeon River
Il faut absolument voir les hautes chutes du parc Pigeon River, tant pour leur beauté (les eaux déferlent en cascades sur une grande plaque de roche sédimentaire) que pour leur importance historique. Les eaux du parc étaient autrefois un des principaux itinéraires des voyageurs et la route préférée des commerçants de fourrure entre 1722 et 1797. La frontière entre le Canada et les États-Unis a été pendant quelques années l'objet d'une contestation par les deux pays. Ceux-ci ont finalement convenu que la ligne de démarcation serait tracée le long du principal parcours de canotage (de la rivière Pigeon au lac la Croix, puis du lac la Croix au lac des Bois).

Le printemps n'est pas loin : vive le sinzibuckwud (mot algonquin pour « sirop d'érable ») !

Ce sera bientôt mars. Il est donc temps pour les bénévoles et le personnel du parc Bronte Creek de se préparer pour le moment le plus doux de l'année : le Festival annuel du sirop d'érable. Ils vont travailler sans relâche pour que tous les becs et tous les seaux soient en place avant que la sève commence à s'écouler. Puis le parc provincial Bronte Creek va ouvrir ses portes le 6 mars pour l'ouverture du Festival annuel du sirop d'érable. Les festivités sont ouvertes au public tous les week-ends en mars et tous les jours pendant la semaine de relâche (du 15 au 19 mars). Vous pourrez faire une visite guidée de Maple Lane, où des guides en costumes des années 1890 vous montreront comment entailler les érables et faire du sirop et du sucre d'érable. Vous pourrez aussi visiter la Spruce Lane Farmhouse (une maison de ferme centenaire) ou monter dans un chariot qui vous amènera à une cabane chauffée, où vous dégusterez des crêpes chaudes et fraîches, servies avec du sirop d'érable pur et des saucisses. Mieux encore, le parc fait son propre sucre et sa propre tire d'érable ! Vous pourrez donc en emporter chez vous pour aider à passer en douceur les derniers jours de l'hiver, en attendant que les trilles fleurissent.

Si vous avez l'intention d'aller au Festival du sirop d'érable, dites au personnel du parc que vous avez lu un article sur le festival dans L'Habitué et que vous y avez vu le mot sinzibuckwud. On vous donnera, au « candy shanty », une friandise au sirop d'érable.

Festivals du sirop d'érable en Ontario :

Le sirop d'érable est imprégné d'histoire
Personne ne sait au juste depuis combien de temps l'on fait du sirop et du sucre d'érable. Les Autochtones ont été les premiers à découvrir le sinzibuckwud, mot algonquin pour « sirop d'érable », qui se traduit littéralement par « ce qui est extrait du bois ». Les Autochtones utilisaient des tomahawks pour faire une entaille en forme de V dans les érables. Ils inséraient ensuite un morceau d'écorce dans l'entaille pour aider la sève à s'écouler dans un makuk (seau fait d'écorce de bouleau) placé au pied de l'arbre. La sève était ensuite portée à haute température dans le seau par des pierres qui avaient été chauffées dans un feu de bois. Cette façon rustique de chauffer la sève était la seule méthode qui existait à cette époque, car les pots en argile n'auraient pas supporté la longue cuisson nécessaire pour réduire la sève et en faire un sirop.

Les commerçants de fourrure et les premiers colons européens ont introduit des seaux en bois, ainsi que des bouilloires en fer et en cuivre. Ce sont les Premières nations qui ont montré aux colons français à entailler les érables, à prélever la sève et à la faire bouillir pour l'épaissir. Cette coutume a vite fait partie intégrante de la vie dans les colonies, car les autres sortes de sucre étaient alors difficiles à trouver − et coûtaient cher. Le sirop et le sucre d'érable étaient aussi courants sur les tables des colons que le sel l'est aujourd'hui. Les méthodes de production du sirop d'érable ont beaucoup évolué au cours des 200 dernières années, mais les rudiments, eux, n'ont pas changé. La sève doit toujours être prélevée des érables et bouillie avec soin. Les producteurs n'y ajoutent jamais d'arômes artificiels, de colorants, d'agents de conservation ou de produits chimiques.

Il y a d'innombrables cabanes à sucre et festivals du sirop d'érable dans le Sud de l'Ontario et au Québec. Le printemps a toujours été une invitation à sortir pour jouir des premiers signes du printemps. Ah ! la neige qui fond, les bourgeons qui éclosent, les rouges-gorges qui chantent − et le clic-clac de la sève d'érable qui coule goutte à goutte dans des seaux en métal !

Cela ne vous donne-t-il pas l'envie d'aller à un festival du sirop d'érable et de goûter à notre patrimoine ?
1540 – Première mention écrite de l'érable
1557 – Première mention écrite de la sève d'érable
1606 – Première mention écrite de la « distillation » de la sève d'érable
1796 – Les commerçants de fourrure apportent des bouilloires en fer
1818 – Le sucre d'érable coûte deux fois moins cher que le sucre de canne à sucre
1860 – Brevet pour le premier bec en métal servant à canaliser la sève
1875 – Les seaux en métal remplacent les seaux en bois pour recueillir la sève
1884 – Premier brevet pour un appareil servant à l'évaporation de la sève
1959 – Brevet pour un réseau de tuyaux en plastique servant à recueillir la sève
1965 – La feuille d'érable devient le symbole du Canada : elle figure sur le nouveau drapeau canadien

Comment bien profiter des derniers jours de l'hiver

Vous êtes pris à l'intérieur et ne rêvez qu'à l'arrivée du printemps ? Ne vous en faites pas. Il y a un remède. Bien que la glace et la neige aient recouvert les lacs et sentiers où nous aimons nous divertir pendant la belle saison, rien ne nous empêche de nous adonner à des activités revigorantes ! De belles activités d'hiver comme le patinage, le ski, la raquette et le toboggan ont chacune leurs propres palpitations. Quoi de mieux pour aider à faire fondre les derniers jours de l'hiver !

Cela n'a rien de nouveau pour les mordus du ski et de l'hiver. Avec un bon stock de fart, ils prolongent le plus possible l'hiver sans qu'ils aient besoin d'encouragement. Mais cette partie de l'année est particulièrement difficile pour qui le patinage ou le toboggan avec les enfants n'est qu'une activité occasionnelle. Il leur faut quelque chose de nouveau, de différent. Pas une activité exténuante ou « extrême », mais quelque chose qui fouette tout de même un peu le sang. C'est le traîneau à chiens !

Le traîneau à chiens est la façon idéale de jouir des derniers jours de l'hiver. C'est une activité des plus canadiennes, mais à laquelle s'adonnent pourtant très peu de gens. Heureusement pour nous, il y a en Ontario de nombreuses entreprises qui offrent des randonnées en traîneau à chiens, et la région du parc Algonquin compte parmi les meilleures destinations pour ce sport.

Vos pensées du printemps vont vite s'évanouir lorsque vous découvrirez les frissons que procure la conduite d'une équipe de huskys sibériens. Et l'hiver se montrera sous un nouveau jour quand vous glisserez parmi des arbres sur des collines enneigées et sur des lacs gelés où vous verrez ici et là des chutes décorées de longs glaçons bleus.

Les randonnées proposées en Ontario peuvent être aussi courtes qu'une demi-journée ou durer tout un week-end et comprendre l'hébergement. Pour redécouvrir les joies de l'hiver, allez voir le site Ontario, tant à découvrir, à l'adresse.

Si vous avez votre propre attelage de chiens ou avez déjà songé à attacher Fido à un traîneau, il y a, dans le parc Algonquin, deux pistes pour traîneaux à chiens.

Nous avons aussi en Ontario des conducteurs de traîneaux à chiens du genre « extrême ». Les compétiteurs de l'entreprise ontarienne Winterdance Dogsled Tours sont à Iditarod pour participer à une course de plus de 1 150 milles sur un des parcours les plus rudes − et les plus beaux − de l'Alaska. Vous pouvez suivre leurs progrès au site Facebook.

Il y a d'autres façons de jouir de l'hiver dans les parcs de l'Ontario...

  • Saviez-vous que le parc MacGregor Point possède une patinoire ovale qui permet de (video) de son terrain de camping ?
  • Le parc Arrowhead est en vedette cet hiver, parce qu'il vient tout juste d'accueillir les compétitions de ski de fond des Jeux d'hiver de l'Ontario de 2010. On peut aussi y faire de la raquette ou des descentes en chambre à air.
  • Le Sleeping Giant Loppet, un rallye de ski de fond, aura lieu le 6 mars. Il y aura aussi un petit rallye pour les familles et les skieurs non compétiteurs.
  • Vous voulez connaître l'état de la neige sur les pistes de ski de fond ? Allez voir les bulletins de ski de Parcs Ontario.

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