Parc en vedette – Awenda

Le parc provincial Awenda est doté d’une magnifique plage le long de la baie Georgienne, et les sports aquatiques, dont la natation, la plongée libre et le kayak, y attirent de nombreux visiteurs. Mais pour d’autres, c’est la possibilité qui est donnée au campeur de remonter dans le temps qui rend cet endroit si attrayant. La parc Awenda est à proximité de deux attractions historiques : Havre de la découverte à Penetanguishene et Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons à Midland.

Havre de la découverte est la reconstitution d’un centre de la marine britannique du début des années 1800. En plus de faire une croisière à bord de répliques des deux voiliers britanniques de 1812 que sont le H.M.S. Tecumseth et le H.M.S. Bee, vous pourrez faire une visite guidée d’un village reconstitué qui comprend, notamment, les quartiers des officiers, la caserne, le cabinet du médecin et la maison du cartographe.

Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons est une mission jésuite du XVIIe siècle parfaitement reconstituée, site d’un des premiers peuplements européens en Ontario. Du personnel en costumes d’époque fait revivre le village et montre le quotidien des pionniers auprès des Autochtones. Le musée comprend une palissade et des maisons longues qui renferment des objets de cette époque. De l’autre côté de la route, une immense église blanche, le Sanctuaire des martyrs, commémore les Jésuites tués lors des invasions iroquoises. Cette année, tant Havre de la découverte que Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons proposent pour la première fois des visites audioguidées pour les touristes.

Le parc provincial Awenda est bien évidemment aussi l’endroit idéal pour vous installer avec votre véhicule récréatif et simplement profiter des environs. Ses forêts sont peuplées à la fois de feuillus et de conifères, auxquels s’ajoutent des basses terres humides. On trouve surtout des érables, des chênes et des bouleaux dans l’aire de camping, tandis que ce sont le cèdre et la pruche qui prédominent au pied des falaises. Le parc renferme aussi des sarracénies pourpres carnivores ainsi que de magnifiques orchidées. Au printemps, il regorge de trilles, ce qui lui confère une ambiance romantique.

Le parc provincial Awenda compte plus de 30 km de sentiers, allant de promenades faciles de un kilomètre à des randonnées modérées de 13 km. Ce qui est bien, c’est qu’un grand nombre de ces sentiers se recoupent : vous pouvez ainsi modifier votre itinéraire en cours de route.

Les mystères de la migration

Si l’arrivée du merle d’Amérique est sans conteste le premier signe du printemps, l’Ontario accueille aussi chaque année plus de 250 espèces d’oiseau. Un grand nombre de nos amis à plumes, des parulines aux rapaces, remontent tous les ans vers le nord en provenance de régions aussi lointaines que l’Amérique du Sud.

Ils arrivent à peu près au moment où nous commençons à trépigner d’impatience et à espérer que les jours s’allongent et que la neige fonde. Leur chant se met lentement à remplir nos matins d’hiver silencieux et en un clin d’œil, les arbres grouillent d’activité. C’est une véritable merveille de la nature qu’on a trop souvent tendance à oublier.

Comment les oiseaux migrateurs s’y retrouvent-ils au juste?
Des études montrent que les oiseaux peuvent repérer le nord et le sud en se servant de la position du soleil pendant la journée et des étoiles la nuit. On pense aussi qu’ils peuvent repérer le nord magnétique. Outre ces pouvoirs aux accents surnaturels, ils utilisent aussi des indices plus évidents : points de repère, son des vagues sur le rivage et vent dans les cols des montagnes.

Ce qui est remarquable, c’est que la carte routière et peut-être même les techniques utilisées semblent être inscrites dans leur cerveau. En effet, de nombreux oiseaux migrateurs abandonnent leurs petits dès qu’ils commencent à voler, et peu de temps après, ces jeunes peuvent migrer d’eux-mêmes.

Meilleurs points d’observation de la migration printanière en Ontario
Les parcs provinciaux de l’Ontario comptent plusieurs points névralgiques pour l’observation d’oiseaux, en particulier les parcs qui bordent les Grands Lacs. La traversée du lac Ontario ou de tout autre gros plan d’eau peut être fatigante, ce qui nous donne l’occasion rêvée d’observer plusieurs espèces d’oiseau qui se posent au bout d’un long vol.

Voici quelques-uns de ces points d’observation d’oiseaux au printemps.

Long Point
La pointe Long s’étend sur 40 kilomètres au nord du lac Érié. Au printemps, vous pourrez y voir de spectaculaires migrations de parulines et des vols grandioses de faucons. L’observatoire d’oiseaux du parc provincial de la Pointe Long est un bon point de départ : ne manquez pas d’aller chercher une liste de pointage annotée au bureau du parc.

Presqu’île
La pointe Presqu’île est l’un des points d’observation les plus prisés. Cette péninsule du lac Ontario, près de Brighton, en Ontario, est sur le parcours d’un grand nombre d’oiseaux migrateurs. La fin de semaine des 22 et 23 mai est consacrée à la paruline et au courlis corlieu (http://www.friendsofpresquile.on.ca) (en anglais seulement). Venez voir l’insaisissable courlis corlieu et de nombreuses parulines hautes en couleur tandis qu’ils migrent vers leurs sites de nidification au nord. Profitez des promenades guidées dans la nature, observez comment on bague des oiseaux, assistez aux programmes du soir et visitez le centre d’interprétation Lighthouse.

MacGregor Point
Sur une étendue côtière de sept kilomètres le long du lac Huron, la pointe MacGregor, située près de Port Elgin, est un lieu d’observation par excellence. Le Huron Fringe Birding Festival (http://www.friendsofmacgregor.org/) (en anglais seulement) y a lieu tous les ans les deux premières fins de semaine après la fête de la Reine. Ce festival de la nature et de l’observation ornithologique propose des randonnées guidées qui portent non seulement sur les oiseaux, mais aussi sur les fleurs sauvages, les papillons et les insectes. Des ateliers vous aident à identifier diverses espèces aviaires ou portent sur la photographie de nature et, en soirée, des programmes illustrés vous proposent d’excellents conférenciers, et des randonnées de nuit, notamment pour observer le hibou, sont organisées.

Une vidéo populaire sur YouTube, mais une espèce qui menace gravement les Grands Lacs

La carpe asiatique, que ses élucubrations acrobatiques et sa dominance écologique totale ont rendue célèbre, fait peser actuellement une des plus grandes menaces sur l’écosystème des Grands Lacs. Malgré la popularité de l’espèce sur YouTube, plusieurs initiatives sont en cours pour l’empêcher d’entrer dans les eaux canadiennes. Voici ce que vous devriez savoir à propos de la carpe asiatique.

Qu’est-ce que la carpe asiatique?
En fait, quatre espèces de carpe asiatique sont considérées comme des envahisseurs qui menacent les Grands Lacs, soit la carpe à grosse tête, la carpe argentée, la carpe noire et la carpe de roseau. La carpe argentée, la carpe à grosse tête et la carpe de roseau sont des poissons qui se nourrissent par filtration et qui consomment du phytoplancton et des animaux planctoniques à une vitesse alarmante. La carpe à grosse tête peut mesurer plus de 1,5 mètre (5 pieds) de longueur et peser 45 kg (100 lb), voire plus. La carpe noire est différente dans la mesure où elle consomme principalement des mollusques et qu’elle menace les populations de moules et d’esturgeon indigènes. La carpe de roseau adulte peut atteindre près de 1,2 mètre (4 pieds) de longueur et peser plus de 18 kilogrammes (40 lb).

Pourquoi la carpe asiatique est-elle menaçante?
La carpe asiatique est menaçante en raison de ses habitudes alimentaires et de frai. La carpe à grosse tête est capable de consommer 40 p. 100 de son poids chaque jour. La carpe argentée est plus petite, mais plus menaçante pour les pêcheurs sportifs en raison de sa tendance à sauter hors de l’eau lorsque les bateaux à moteur la dérangent. Elle pèse gravement sur la pêche et les sports aquatiques dans la rivière Illinois. Elle peut frayer plusieurs fois par saison et l’emporter rapidement sur les espèces indigènes en perturbant la chaîne alimentaire partout où elle passe.

Découvrez voir à quel point elle a annihilé la rivière Illinois :

La carpe asiatique pourrait avoir un effet dévastateur sur l’écosystème des Grands Lacs et des répercussions économiques majeures sur l’industrie de la pêche, qui se chiffre à sept milliards de dollars. Elle est bien adaptée à la température de l’eau et aux sources alimentaires, n’a pas de prédateur naturel dans les Grands Lacs et pourrait rapidement devenir l’espèce dominante. Une fois qu’elle peuple un lac, il est très difficile d’en contrôler la population.

D’où vient la carpe asiatique?
La carpe asiatique a été, à l’origine, importée dans le sud des États-Unis dans les années 1970 pour permettre aux installations aquacoles et de traitement des eaux usées d’assurer la propreté des bassins de retenue. Les inondations du début des années 1990 ont permis à ces poissons de s’échapper dans le Mississippi et de migrer dans les rivières Missouri et Illinois. Ils menacent désormais les Grands Lacs, car ils peuvent s’échapper du bassin hydrologique du Mississippi par des ouvrages de raccordement artificiels et à la faveur d’événements naturels comme des inondations.

Qu’est-ce qui l’empêche de pénétrer dans les Grands Lacs?
Pour empêcher la carpe asiatique de pénétrer dans les Grands Lacs, l’Army Corps of Engineers des États Unis a construit au coût de 18 millions de dollars une barrière électrique sur le canal sanitaire et voie navigable de Chicago à moins de 60 km en amont du lac Michigan. Cette barrière empêche les poissons de traverser le canal en créant un champ électrique. Elle libère actuellement 2 volts par pouce, tension qui, de l’avis de plusieurs, suffit à détourner tant les poissons adultes que les alevins.

La carpe asiatique peur aussi pénétrer dans les Grands Lacs lorsqu’elle est libérée, que ce soit intentionnellement ou non. Du côté canadien de la frontière, le gouvernement ontarien a interdit l’achat, la vente et la possession de carpes asiatiques vivantes, que certains achètent et libèrent parce qu’ils croient que cela leur portera chance.

Voici ce que vous pouvez faire pour empêcher la prolifération de la carpe noire, de la carpe à grosse tête, de la carpe argentée et de la carpe de roseau ainsi que d’autres espèces aquatiques envahissantes.

  • Apprenez à reconnaître la carpe de roseau, la carpe noire, la carpe à grosse tête et la carpe argentée.
  • Débarrassez-vous des appâts en bonne et due forme : ne les libérez pas dans l’eau.
  • Évacuez toujours l’eau de votre bateau, de votre vivier et de votre cale avant de quitter un point d’accès à l’eau.
  • Ne trempez jamais votre seau à appâts dans un lac ou une rivière s’il contient de l’eau provenant d’une autre source.
  • Ne déversez jamais de poissons vivants d’un plan d’eau dans un autre.


Faute de mieux, l’équipe de l’émission The Rick Mercer Report (en anglais) ont pensé à une solution originale pour freiner cette invasion.

Payer Davantage Pour L’Énergie

Des milliers de Canadiens comme vous se sont inscrits à Bullfrog Power et ont fait le choix de payer un peu plus pour leur énergie.

Mais pourquoi ont-ils choisi de payer plus pour l'énergie?

En fait, on peut voir les choses de différentes façons. Avez-vous déjà choisi de payer un peu plus pour acheter un produit frais de culture biologique? Ou du café équitable?

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